29 août 2007

Oublier les infos...

C'est bon pour la santé!

Je n'ai rien écris sur la crise des subprimes traversée par certains établissements bancaires américains. Sans doute parce que j'avais le sentiment que l'essentiel était écrit ailleurs... Mais je ne peux m'empêcher de ressortir mes mains pleines de doigts et de réagir à la dernière semaine.

Les medias me semblent affamés à l'idée de s'emparer du sujet, pour le caresser dans le sens du poil de l'opinion publique. En effet, après nous avoir noyés dans les explications du phénomène, nous avons eu droit toute la semaine dernière à des extases devant la remontée des places boursières. Et maintenant, nous avons "Crise des subprimes, le retour".

Alors, soyons clairs. Pour commencer, la crise n'avait pas disparu. Simplement, avec l'effondrement de beaucoup de cours et l'abondance constante de liquidités, les investisseurs ont jugé que les valorisations (prix comparé aux profits attendus) étaient redevenues séduisantes et ont donc "acheté".

Or, nous avons trois profils type d'investisseurs : les court-termistes, moyen-termistes, long-termistes. Si les long-termistes sont logiquement immunisés contre ces mouvements erratiques et ne s'affolent pas, si les moyen-termistes se sont repositionnés au creu de la vague, ils ont été accompagnés par les court-termistes qui ont acheté pour vendre dès qu'ils auraient gagné suffisamment.

Donc, la baisse d'hier, si forte soit-elle, n'est rien d'autre que logique et était prévisible. Pour autant, la menace "subprimes" était connue depuis longtemps et intégrée dans les "primes de risque". Il va y avoir beaucoup de pertes pour les établissements bancaires. Mais les baisses seront ralenties et amorties par ceux qui ne savent quoi faire de leurs liquidités.

Enfin, c'est la théorie : en gros, le grand public ne risquerait rien s'il n'y avait... les medias! Ces medias, si prompts à amplifier. Or, dans le cas des petits porteurs, les pertes ne sont pas épongeables de la même manière. Et eux risquent bien de voir disparaître une bonne partie de leurs économies. Que les journaux, radios, télévisions, arrêtent de nous abreuver avec les mouvements haussiers et baissiers en continu. Car si nous les suivions, nous devrions retourner nos vestes tous les 3 jours!!

HP76.

Posté par HP76 à 23:52 - Permalien [#]