29 juillet 2007

Quelle bande de crétins!

Le Tour de France pollué par des pollueurs...

Je viens cracher un peu de mon dépit, à la vue de ce second Tour insipide que nous venons de vivre... Pour la deuxième fois, rien, pas une émotion, que du dégoût. Comme Floyd Landis l'an dernier, nous avons eu en la personne d'Alexandre Vinokourov un "favori" qui se prend une grosse grosse gamelle au général. Alors, forcément, comme il ne peut supporter la bérézina qu'il vit, il se prend une grosse cuite avec le sang d'un autre et nous claque un chrono monstrueux... Las, comme le lendemain il ne fait pas d'étincelles, il nous en ressert vraisemblablement une et rebelote, il se change en super-cabri des Pyrénées!! Landis nous avait fait la même.
Je sais, il y a présomption d'innocence... Et alors? Cela fait 25 ans que je suis le Tour, j'ai vu des défaillances, mais jamais compensées le lendemain par une telle hargne ni un tel punch!
Alors quid? Tous dopés?
C'est mon avis. TOUS les champions récents ont eu recours à des produits interdits pour se seconder dans leurs efforts. Et à tous ceux là, je ne jette pas la pierre. Car à mes yeux, s'ils le font tous, ils sont à armes égales. Et seul celui qui l'aura le mieux fait, tout en organisant au mieux sa préparation et supporté le plus longtemps la douleur dans l'effort (il faut être réaliste : même en fonctionnant au super, c'est dans leur tête qu'ils font la différence) l'emportera au final.
De mon point de vue, par exemple, Lance Armstrong était sans doute dopé. Mais il a vraiment souffert dans sa chair et est surtout devenu un métronome de préparation. En face de lui, il avait tout de même Jan Ullrich, sans doute lui aussi "soutenu" mais beaucoup moins travailleur et courageux!!

Alors, ce qui m'énerve chez les Vino, Landis, Rasmussen? Ils sont grossiers dans leur démarche! Pas une once de jugeotte : il est évident qu'une surperformance le lendemain d'une déroute sera contrôlée! De même, utiliser une substance prohibée et facilement décelable est tellement risible, alors que je suis persuadé qu'ils peuvent améliorer leurs performances dans la durée d'autres manières...

Autre chose : le combat contre le dopage reste tout de même d'une priorité éthique évidente, malgré ce que je viens d'écrire (mais pour toutes règles contournées, il faut chasser ET respecter les meilleurs tricheurs et s'en inspirer pour édicter de nouvelles règles ; ainsi des faussaires qui collaborent avec la police une fois attrappés). Pourquoi donc l'Union Cycliste Internationale ne joue-t-elle pas le jeu à fond? Il est évident qu'elle se complet à laisser la situation pourrir. Il y a 2 ans, elle était en guerre avec les grands Tours, pour une histoire de calendriers. Et si cette situation qui dégénère n'était pas dans son intérêt? Les premiers pénalisés sont les Tours, l'UCI n'est que derrière, dans l'ombre. Or, dans le cadre d'une lutte d'influence, affaiblir son adversaire est la première des règles. C'est ce qu'entendent les organisateurs du Tour quand ils déplorent que l'UCI ne joue pas le jeu et ne communique pas les informations qu'elle détient sur les lourds soupçons de tricherie à l'égard de Rasmussen...

Le nerf de la guerre? L'argent, encore et toujours...

HP76.

Posté par HP76 à 17:02 - - Permalien [#]