27 avril 2007

Et que faire ensuite?

Pourquoi il est urgent de prendre son temps...

Alors les événements de l'entre-deux tours me donnent du grain à moudre...

Auréolé de ma nouvelle carte d'expert ès-politique, l'on vient me consulter pour me demander quoi faire, comme si je détenais la vérité absolue... De même que j'ouvrai des séances de consultation depuis de nombreuses semaines pour expliquer quelle était la démarche à suivre. Il n'en est pourtant rien - je ne suis pas expert - à un point tel que j'en suis encore à réfléchir et tout faire tourner dans ma petite caboche.

Mais à la longue, deux idées-force émergent.

La première, statistique, qui me fait dire que tous ceux qui vont s'abstenir par dépit vont renforcer le poids des bulletins de ceux qui vont s'exprimer, eux. Idem Pour les votes blancs, car s'ils sont recensés il ne sont pas comptabilisés en pourcentage. Pour être clair, si sur 100 votants 30 votent blanc ou s'abstiennent, et si 40 votent pour le candidat 1, alors ces 40 voix sur 100 (40% des électeurs) pèseront plus de 57% des voix et suffiront donc à élire ledit candidat.
L'abstention ou le vote blanc sont donc à proscrire.

La seconde, stratégique, consiste à choisir la moins pire des deux solutions qui nous sont proposées. Le moindre des maux, bien qu'étant un mal, apparaît comme un bienfait comparé au pire des deux. Churchill dépeignait ainsi le capitalisme par rapport au communisme...
Et des deux, la candidate "girouette-je-n'ai-pas-de-programme" Ségolène Royal - que je rejette pour son manque évidant de convictions - est tellement influençable et guidée par la seule idée d'arriver au pouvoir et de porter des tailleurs de grands couturiers, qu'elle serait bien capable de se renier pour la énième fois et d'adopter des mesures relativement vivables. C'est l'avantage des gens en défaut de conviction et qui ne pensent qu'à plaire : ils font tout pour (plaire).
Alors sans doute dans sa soif de gloire se laissera-t-elle tenter par un ralliement à des doctrines budgétaires plus orthodoxes... Bref : peut-être les lendemains seront-ils moins catastrophiques sous son quinquennat que l'on ne pouvait le craindre. Peut-être...

Seul élément me perturbant dans tout ceci : le ralliement successif des députés UDF à la cause de Nicolas Sarkosy - victimes de son système à pression bien éprouvé. Que feront-ils en cas de victoire dudit Nicolas et de la création du parti démocrate? et en cas de défaite?? En tout cas tous ces fervents défenseurs de François Bayrou ont été bien prompts à rallier le mégalodon UMP... A moins que ce ne soit une stratégie visant à certes préserver leurs mandatures pour ensuite retourner dans le giron démocrate. Dans les deux cas, il y aura forcément forfaiture et trahison... Bref, cela ne m'aide guère pour me décider.

Dans tous les cas, il ne s'agit pas de voter par dépit, mais bien par calcul, pour peser dans le sens qui apparaît le moins défavorable.
En même temps, en parlant de girouette, je serai peut-être enclin à changer d'avis!

HP76.

ps : je me permets de vous recommander la lecture du blog suivant : http://blog-pl-seguillon.lci.fr/article-144962-6.html#anchorComment

Posté par HP76 à 23:04 - - Permalien [#]